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2014-11-25

Bolivie Partie 2 : Les mines de Potosi, le Salar de Uyuni, Tarija et Santa Cruz!

Potosi
Potosi fut un jour la ville la plus riche de la Bolivie grâce à ses mines d'argent, mais ce n'est plus dutout le cas... Ce fut la plus grosse mine d'argent de l'histoire du monde en plus d'être la plus haute en altitude à plus de 4000m! La mine se trouve dans la grosse montagne derrière.


Aujourd'hui la mine ne contient presque plus d'argent, mais encore du nickel et quelques autres métaux. On estime aujourd'hui que huit millions de mineurs sont morts à y travailler, quel cauchemar,  huit millions...
Tous les mineurs prient "El Tio", c'est-à-dire le diable, pour qu'il leur donne une bonne veine de minerai et qu'ils soient protégés des explosions, des gaz toxiques, de la maladie de silicose... Chaque secteur de mine à son propre Tio, où les mineurs déposent des offrandes, comme des feuilles de cocas, de l'alcool, des cigarettes. Également, les mineurs trinquent avec le diable de l'alcool à 96 pour lui demander sa protection! Pourquoi prier le diable? Parce que la croyance est que sous la terre, le Christ n'est pas là, c'est le diable qui est le maître, donc c'est le diable qu'il faut prier.


Les mineurs mangent des feuilles de cocas toute la journée et en ont pleins les joues, pour diminuer la sensation de faim et leur permettre de rester éveiller plus longtemps. Ils travaillent dans des conditions inhumaines, en moyenne 6 jours sur 7, à mal respirer à cause de la poussière, à se contorsionner pour passer dans les couloirs étroits, à faire attention aux explosions, aux chariots qui passent dans la mine à toute allure, aux murs où on ne doit pas toucher dû aux produits toxiques, à avoir très chaud ou très froid. Ils ne sortent pas dehors de la journée, pas même pour manger, dû aux variations importantes de température (souvent chaud dans la mine et très froid dehors).
Pour faire la visite, nous avons choisis une organisation dont les guides sont d'anciens mineurs, en fait certains le sont toujours, mais au moins le tourisme leur permettent de ne pas travailler à temps plein dans la mine.




Bizarrement et peut-être magiquement aussi, bien que la vie soit si difficile pour les mineurs, ils sont fiers d'être mineurs. Plusieurs le sont parce que leur père l'était. Même certaines sections de la mine sont décorées, ce qui contraste énormément avec ce lieu si peu chaleureux...


Le plus triste? Des enfants travaillent dans la mine. Le documentaire "The Deviĺs miner" réalisé en 2005, suit la vie d'un jeune mineur de 14 ans qui travaillent dans la mine avec son frère 12 ans, pour subvenir au besoin de la famille, le père étant décédé. Très touchant, si le sujet vous intéresse on vous le recommande. Bien que cela ait été tourné en 2005, les conditions de travail ont peu changé.

Tupiza
Après ces émotions, direction Tupiza, où l'horaire des bus nous fait obligatoirement arrivés au milieu de la nuit (on s'habitu!). On organise notre tour du Sud Lipez et du Salar de Uyuni qui débutera le lendemain. Le Salar de Uyuni, le plus grand désert de sel au monde, tout le monde en parle, c'est l'incontournable de la Bolivie donc on a bien hâte. Mais pour l'instant, on profite de la journée pour visiter les canyons environnant Tupiza. On se croirait dans de parfaits décors de western! 




Le Salar de Uyuni
Les paysages du Sud Lipez sont extrêmement beaux et variés, la plupart des touristes font le Salar de Uyuni à partir de la ville de Uyuni, le tour n'est alors que de 3 jours au lieu de 4 jours. Mais ayant entendu parler des paysages supplémentaires à voir à partir de Tupiza et évitant du même coup une foule de touristes, on avait décidé de partir de Tupiza. Finalement, il faut dire que même si nous n'avions pas voulu partir de là, nous aurions été obligé...vous vous rappelez que la Bolivie est un pays avec beaucoup de manifestations? Et bien pendant des semaines il y a eu d'importantes manifestations à Uyuni et la route était bloquée, impossible de s'y rendre en voiture. Certains touristes ont essayé mais faisant face à une foule enragée prête à taper sur les voitures, ils ont bien compris qu'il valait mieux rebrousser chemin! Seul moyen de rejoindre cette ville étant donc l'avion et n'étant pas dans le budget des backpackers, ils se sont tous mis à aller à Tupiza, pour notre grand désespoir puisque cela a créé des convois de jeep beaucoup plus importants qu'à l'ordinaire. Mais au final, plus de peur que de mal, ça s'est super bien déroulé! Pour plus d'informations sur les tours du Salar au départ de Uyuni ou Tupiza, voir l'article "Bolivie:Les bons plans pour économiser ".

Alors, c'est parti dans notre jeep, nous sommes accompagnés de la cuisinière et de 2 autres touristes français très sympathiques. Les paysages sont superbes. Nous passons par différentes "Laguna" tel que la magnifique "Laguna Verde" (lac vert), laguna colorada, on a vu des lamas, des flamands roses et plusieurs volcans également. Il est possible d'en escalader mais on s'est retenu avec notre 6088m qui n'était pas très loin derrière nous! Notre cuisinière Sylvia nous a cuisiné de superbes plats à chaque fois, et notre conducteur Alberto était le meilleur! Il était en effet toujours en train de réparer les jeep des autres lors de problème mécanique. Aberto et Sylvia se sont parlé sans arrêt dans la voiture pendant les 4 jours du tour, mais vraiment sans arrêt! Ils en avaient des choses à se raconter! C'est devenu notre running gag et avec nos 2 autres copains français on a voulu jouer les entremetteurs... Ahhhh Alberto et Sylvia!





La magie des couleurs dans les montagnes!

Alberto en mode mécano! En début de journée, soit 2 heures après notre départ, on a aussi eu la démonstration d'un changement de pneu en 5 minutes! Heureusement ce fut la seule fois que notre pneu a crevé pendant les 4 jours!

Ouffff pas toujours facile l'aventure! De la glace, de l'eau, et notre cuisinière pour superviser le tout!

Nous avons croisé plusieurs paysages merveilleux, en plus des Termas de Polques (les thermes de Polques), sources naturelles d'eau chaude situées à une hauteur de 4400m. Comme les nuits sont vraiment frettes genre -15 et qu'on a pas nos manteaux d'hiver, ce fut un plaisir extrême d'aller faire trempette dans l'eau naturellement à plus de trente degrés! On est devenu plus endurant au froid avec toutes ces nuits froides accumulées!


Comme c'est une région volcanique, il y aussi des des geysers, des coulée de lave asséché, des champs de pierres, qu'on a d'ailleurs bien envie d'escalader! Laissons-nous tenter!




Voici la pierre surnommé l'arbre. Vous voyez? 

Et à travers le trou de la pierre, au loin, c'est un volcan qui fume!

La dernière nuit, nous avons dormi dans un hôtel de sel! C'est la nuit la plus chaude qu'on ait eu!

On a même pu y prendre une douche chaude, moyennant un super système de chauffage aux chandelles!

Le dernier jour de notre fabuleux périple à travers les déserts montagneux de Bolivie est arrivé très vite! C'est enfin l'atteinte du fameux et magnifique Salar de Uyuni, avec le levé du soleil en plus! Et pour célébrer notre joie d'être là, quoi de mieux qu'un saut!





Et oui, le plus grand désert de sel au monde! Tout plat et du blanc à perte de vue dans toutes les directions! On l'appelle désert d'ailleurs mais à la saison des pluies il se remplit tellement vite qu'on peut le parcourir avec 10-20 cm de profondeur d'eau sur toute sa surface. 
C'est maintenant l'occasion de faire des photos avec de drôle de perspective!

Cuisiné par la cuisinière et dévoré par le conducteur!

Le classique des photos est de sortir d'un pot de pringles! On est pas des mangeurs de chips donc on sort d'un sac de suçons (qc)/sucettes(fr)

Après avoir failli être mangé, à mon tour de me mettre quelque chose, ou quelqu'un, sous la dent!

Ce que ça donne quand tu partages 4 jours avec 2 profs d'éducation physique (qc)/de sport (Fr)

La pirouette était ben le fun, mais l'atterrisage moins glorieux! Un peu de surotation, donc un p'tit mal de genoux qui n'a heureusemsent pas duré plus de 2 jours! 

Le sol sec se fissure, et ces fissures favorisent la formation des cristaux salins, d'où ces lignes comme des carapaces de tortue.


Snif Snif c'est le retour à Tupiza, un peu pris dans le sable, poussez les gars, lâchez-pas!

Le Salar mérite totalement sa place d'incontournable en Bolivie! 

Tarija
Poursuite du voyage dans une région qui produit les vins les plus hauts au monde, à Tarija. 
La température se réchauffe également car on redescend en-dessous de la barre des 3000m, en plus avec un ou deux petits verres...;) On a donc fait le tour des vignobles, belle région oui, mais les vins, plutôt bof! C'est en général des vins sucrés qui écœurent vite! On adore la Bolivie, mais pour le vin, ça se passe plutôt chez les voisins au Chili ou en Argentine.


Santa Cruz
Dernier arrêt en sol Bolivien, nous prenons le bus de nuit pour se rendre à Santa Cruz, située au cœur de la jungle bolivienne et en chemin pour rejoindre le Braaaaazil! M´essemble que ça devrait toujours se prononcer comme ça le mot Brésil :) Pour l'histoire du bus de nuit qui a été, peu banal, voir l'article "Le pire bus de nuit de notre vie"!

La ville de Santa Cruz n'est pas la plus touristique, mais c'est la plus peuplée et la plus riche notamment grâce à une forte industrie agro-alimentaire. Nous avons visité la plaza de armas, le classique de toute les villes sud-américaine, ainsi que le jardin botanique où nous avons pu apercevoir un paresseux en pleine action dans sa sieste de fin de journée! Pas que des arbres et des plantes dans le jardin!

Comme la chaleur était maintenant au rendez-vous, Clem se rase (enfin) la barbe, et les cheveux! Il vient de gagner 10 ans! Même le proprio de l'auberge où on dort et sa copine, qui sont devenus nos amis, ne le reconnaisse pas! D'ailleurs, comme on passe vraiment du bon temps avec eux, on a renouvelé notre visa bolivien pour quelques jours de plus, car les 30 jours approchaient dangereusement... ce qui s'est passé étonnamment vite et simplement pour de l'administration bolivienne (à peine 30mn d'attente et pas de tentative de corruption ni rien).

Samaipata
On en a aussi profité pour explorer les alentours de Santa Cruz, on se rends donc dans la région de Samaipata, petit village et porte d'entrée vers le Parque Nacional & Area de Uso Múltiplo Amboró. Ce parc est une immense réserve écologique qui s'étend des montagnes de la cordillère des Andes aux plaines de la jungle amazonienne. C'est le point de rencontre entre plusieurs écosystèmes. Visiter le parc peut prendre des semaines mais nous ferons une visite éclair d'une journée, voir les "helechos gigantes" (les fougères géantes). On ne savait pas que ça pouvait devenir si gros ces plantes, mais c'est bien vrai, voilà ce qui pourrait arriver à votre petite fougère de salon si vous la laisser pousser très très très longtemps! 


Au retour, ce devait officiellement être notre dernière journée en Bolivie car nous avions nos billets de train pour se rendre au Brésil, départ à 13h30. Mais là, JP, le proprio et ami de l'auberge (de Loro Loco Hostel) nous dit: "ben attendez, on va se faire un petit BBQ vite vite avant que vous partiez!" À 12h30, il a fallu se faire une raison, c'était soit le train, soit le BBQ qui commençait à sentir bon! Et là JP nous a regardé avec son grand sourire amical et nous a dit: "Bah là, il y en aura d'autres des trains!". Et oui, on est resté et on a bien fait car on a passé du bon temps avec JP et sa copine Nair et le BBQ était trop bon! Un tour du monde, c'est aussi la liberté de changer ses plans à la dernière minute!

Deux jours plus tard, (le train est au 2 jours), nous voilà reparti pour de bon prendre notre train, et par un stratagème très brillant, soit faire semblant que l'on avait pas bien compris la date de départ du train, on a pu passer sans repayer. Ils sont cool ces boliviens! Premier train que nous prenons depuis le début, ça fait changement des bus, ca se prends bien! 
Bye bye Bolivie, on continu maintenant au Brésil! On sait déjà que tes marchés colorés et tes stand de délicieux jus nous manqueront!

2014-11-17

Bolivie Partie 1: Lac Titicaca, La Paz, Huayna Potosi, la route de la mort et Sucre!

Le passage de la frontière du Pérou à la Bolivie se fait très facilement. On descend du bus, on fait les formalités de sortie du Pérou et d'entrée en Bolivie à pied, et on embarque de nouveau dans le bus pour aller jusqu'à la ville de Copacabana. Nous revoilà au bord du lac Titi Caca, cette fois-ci du côté bolivien! 

Lac Titicaca
Une petite nuit de sommeil et nous partons pour une journée sur la Isla del Sol (île du soleil). Selon la légende Inca, le soleil serait né ici, il y a une baie d'où serait sorti le soleil pour monter vers le ciel. La complémentarité étant au cœur de la philosophie inca, une autre petite île se nomme Isla de la Luna, où serait née, rrrrrroulement de tambour: la lune! À cette époque, l'île du soleil était un centre religieux inca majeur habité uniquement par des prêtres et où l'on pratiquait de réguliers sacrifices en offrande à la Pacha Mama (la mère terre) pour la remercier de sa fertilité. 
Maintenant, on parcours l'île du soleil à pied du nord au sud en quelques heures, c'est une superbe balade. Est-ce que ça vaut la peine d'explorer et les îles du côté Péruvien et Bolivien? Notre opinion est oui! Ces îles sont tout simplement superbes. 







Le seul endroit moins plaisant de l'île, c'est lorsque tu atteints le sommet, ca fait quelques heures que tu marche en montant une pente, tu es content, tu vas atteindre le point le plus haut de l'île (n'oubliez pas qu'on est en altitude et le souffle est court). Tu vois une banderole au loin, tu arrives plus près, et voilà le grand tourisme moderne : BOLETARIA écrit en gros! Parce que les boliviens ont décidé de te faire payer un peu à l'entrée de l'île, au milieu, et à la fin. Donc faudrait pas que tu oublis de payer, envoye, va payer ton ticket!


La Paz
On se dirige ensuite vers La Paz, la capitale administrative la plus haute du monde, à 3 660m en moyenne. Sucre est la capitale constitutionnelle du pays, on en reparlera plus tard. Les rues de La Paz montent et descendent dans tous les sens, à 3 660m, ça fatigue vite, yéééé! 

Les grosses villes ne sont pas particulièrement les plus intéressantes à visiter habituellement, mais on s'est très bien senti à La Paz et très vite. Un sentiment d'être comme dans un village mais de plusieurs millions d'habitants! Comme dans plusieurs villes d'Amérique du Sud, les madames s'installent sur n'importe quel trottoir pour le transformer en étalage de marché. On nous a averti qu'il y avait plusieurs manifestations en Bolivie et que cela pouvait avoir une répercussion sur notre horaire telle que retarder ou annuler des bus... en effet, on se promène dans les rues et à près tous les jours, on voit des manifestations! Heureusement ça n'impacte pas toujours les transports! 

La Paz est l'endroit idéal pour acheter les souvenirs. Les prix sont encore très bas et il y a vraiment beaucoup de choix. Malheureusement, ça on ne le savait pas et il y a plusieurs trucs qu'on a pas acheté en se disant qu'on achèterait plus tard, mais soit on a pas retrouvé l'article en question, soit il était vraiment plus cher. Conclusion, achetez à La Paz si vous allez en Bolivie! Il y a pleins de vêtements en laine d'alpaga, soit un cousin du lama, c'est une laine très chaudes et douce. Et justement on n'est pas parti assez équipé de ce côté donc il nous manquait quelques items pour affronter la région! Faut pas oublier que les mois d'été au Québec, sont en fait les mois d'hiver pour l'Amérique du Sud! C'est pas l'hiver québécois, mais ca peut être pas pire frette (qc) / pas mal froid (fr) pareille!

On s'est mis une idée dans la tête, tenter de monter le mont Huayna Potosi, qui culmine à 6 088m! On n'a pas fait les gros sommets qu'on voulait à Huaraz au Pérou donc c'est le temps de se reprendre. Comme ça fait quelques temps qu'on est à une altitude de plus de 3 000m, on est des candidats acceptables pour l'essayer. Car par exemple quelqu'un qui débarque de l'avion, c'est clairement pas conseillé!

Mont Chacaltaya
Pour se faire la main, on affronte d'abord le sommet Chacaltaya, montagne près de La Paz de 5395m, ce qui est notre plus haut à date. Mais on triche un peu, la voiture se rends jusqu'à 5 300m presque donc en fait il n'y a que 100m de dénivelé à monter à pied. C'est quand même un bon test pour voir comment on se sent car l'altitude n'est tout de même pas à prendre à la légère, d'ailleurs on n'est que le quart du groupe à se taper le 100m à pied, et une fille du groupe a fait une crise face au manque d'oxygène et il nous a fallu redescendre plus vite que prévu! Ce mont a déjà été la plus haute station de ski au monde! Un énorme glacier recouvrait alors le sommet de la montagne. Mais avec le réchauffement climatique, celui-ci a progressivement fondu pour complètement disparaître en 2009! Imaginez faire du ski à cette altitude, c'est fou pareille! De là on aperçoit le fameux Huayna Potosi.




Le Huayna Potosi
Le lendemain, on prépare notre départ pour la montagne, Le Huayna Potosí et ses 6088 mètres au dessus du niveau de la mer. On fera l'ascension en 3 jours.
 Premier jour, c'est l'acclimatation à 4900m et pratique d'escalade de glace car on va en avoir besoin pendant l'ascension finale! On s'habitue aussi à marcher avec quand même beaucoup de poids sur les épaules!






Après la première nuit au camp de base, on se rends au 2ieme camp, qu'on a atteint en quelques heures, situé juste avant le début du glacier à 5200m et quelques. 


En après-midi, on s'acclimate toujours à l'altitude et on boit beaucoup beaucoup d'eau et de thé, le maté de coca surtout, mais pas après 4h de l'après-midi histoire de pouvoir dormir le soir. Surtout que nos guides, qui font nos papas pour les 3 jours, nous ordonne de se coucher très tôt car demain réveil vers 1h00am pour débuter vers 2h00am la fameuse montée!!!

Bien sûr on dort pas trop, fait quand même froid mais surtout on est tout énervé! Ça y est, levé et décollage à 2h du matin, et c'est parti pour 6-7h d'ascension! On est dans la glace, alors on a nos crampons et notre piolet, l'ascension commence! Il fait noir et on s'éclaire à la lampe frontale, il fait frette en cr**** (qc) / il fait un froid polaire extrême (fr).



On est en cordée, c'est excitant et hyper exigeant en même temps. On sait que ce n'est pas tout le monde qui se rends au sommet, souvent à 5 700m les gens atteignent leur capacité maximale et s'arrête là. L'oxygène se fait rare, cette sensation d'essouflement constant est très difficile à gérer, le mental doit être fort. Faut vraiment vouloir monter! 
On est fatigué très rapidement, dès qu'on marche presque, on voudrait prendre plus de pauses mais il fait froid et il faut garder un bon rythme. On suit notre guide au pas. Faut escalader un mur de glace, vraiment?!? Je croyais que la pratique était juste pour le fun!


Il faut se forcer à respirer lentement en permanence, après quelques heures, il faut ajouter des couches de vêtements, merci à "Altitude 6 000" avec qui on fait l'ascension et qui nous ont fournit de bons vêtements chauds que l'on enfile. L'eau dans les bouteilles a même fini par geler mais heureusement nos guides ont des thermos de thé chaud pour nous permettre de continuer à s'hydrater.



Pour des heures, il faut sauter par-dessus des crevasses, il faut escalader des murs de glace, il faut affronter le vertige, le vent. Et surtout, il faut bien garder notre "mental toughness, la dureté du mental" (comme diraient les boys). Enfin bref, une vraie partie de plaisir! Non mais pour vrai, c'est dur, mais on veut tellement, c'est un bon sentiment! Et lorsque l'aurore arrive vers 6h et que le levé du soleil apparaît, c'est le plus beau levé de soleil que j'ai vu de toute ma vie, et j'ai eu la chance d'en voir des beaux levés de soleil! On se sent si petit mais si bien, si haut, si heureux... puis on ne lâche pas, et on atteint le sommet vers 8-9h! On est là, tout en haut, c'est magique, on est tout émue, oui on y est arrivé, il y a même les petites larmes de bonheur au rendez-vous. Le monde est beau, exceptionnel. 






Faut redescendre maintenant! Le soleil est levé, fait chaud, fait beau, les jambes sont fatigués mais on tient le coup! C'est la fête quoi!









Intense expérience. :)

La route de la mort
Le lendemain, parce qu'on est un peu fou, on fait le "Carretera de la muerte", soit la route de la mort! C'est un ancien chemin inca qui relie La Paz et la région de la jungle proche. On part de 4700m et on atterrit vers les 1200m après 4h de vélo, donc c'est en descente. Cette route a fait plusieurs morts comme le porte si bien son nom, des bus entiers sont tombés dans la falaise, étant donné le manque de place pour deux voitures. Aujourd'hui, il y a une nouvelle route moins risqué et la route de la mort ne sert auourd'hui qu'aux touristes pour descendre à vélo. Mais tout de même, la légende continue, avec en moyenne 1 touriste mort par an depuis les 25 ans que la route est devenue une attraction touristique!
Heureusement le guide ne nous a raconté ses histoires de mort de touristes qu'au retour dans le bus...! De toute façon, la compagnie de vélo a plusieurs guides et vraiment on ne se sent pas obligé d'aller au rythme de quelqu'un d'autre, donc on prends notre temps et on a admiré cette belle route parce que oui, elle est magnifique! 




La Paz et ses alentours auront été de très belles journées. 

Sucre
Suit ensuite la ville de Sucre (se prononce Sucré), soit la capitale officielle de la Bolivie. Ça a été le berceau des pensées indépendantistes vis-à-vis de la couronne d'Espagne. Et c'est le lieu de fondation de la Bolivie. Sucre doit son nom à un important personnage de son histoire soit Antonio José de Sucre, et donc ce n'est pas à cause des desserts que cette ville porte son nom. Quoiqu'il a du bon chocolat :)

Sucre est aussi surnommée la ville blanche à juste titre, car la plupart des somptueux bâtiments coloniaux du centre-ville sont en blanc. Après plus de 3 mois de voyage intense et profitant du fait que c'est une très belle et pas cher ville, on restera à Sucre quelques jours.


Ci-dessous le couvent San Felipe, aujourd'hui un établissement d'enseignement secondaire qui se visite après les heures d'école. Et on peut monter sur le toit de l'église pour apprécier la ville blanche. On a bien aimé marcher sur le toit tout en courbes!




On a aussi visité les alentours de Sucre, soit le "Camino Inca". Tout le monde connaît l' "Inca Trail" qui mène de Cuzco à Macchu Picchu mais ce n'est qu'un seul des nombreux Caminos Incas qui reliaient les principales villes de l'empire inca. Les Caminos sont donc des chemins de montagne pavés, que peuvent emprunter hommes et lamas.





Les madames du coin qui tissent des merveilles.


Et ce à quoi ça ressemble d'être dans la bouche du diable!






Voir la suite du voyage en Bolivie dans l'article partie 2!